Re : GnRH (Triptorelin)
Sinon question à Raptor ou autres connaisseurs:
Comme le gnrh n'agit pas comme le hgh,est il possible d'associer les deux sur une relance?
Ou bien utiliser le gnrh en relance à la place de l'hgh comme une méthode nouvelle de relance?
Je recherche pas mal la dessus sur les boards étrangers mais c'est encore léger à ce sujet.
Tout d'abord, encore un bon feed sur ce super-agoniste de la GnRH, merci à toi ! ; )
Concernant ta question, en effet: la GnRH est une hormone propre à l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique (HPTA) et la hGH, à l'axe somatotrope.
En théorie, pas d'interférence donc. En théorie je dis bien car l'endocrinologie réserve bien des mystères et on se rend compte de plus en plus avec les avancées scientifiques que tout est lié dans le corps.
Mais un ajout d'hormone de croissance ou de facteur de croissance (IGF-1) aide à maintenir les gains pendant la phase de relance et peut également améliorer le bien être psychologique.
Pour ta proposition en elle même, il faut bien comprendre que la Triptoréline (ou la Leuproréline) sont des super-agonistes de la GnRH et non des sécrétagogues ou des précurseurs.
Cela veut donc dire que ce composé va surtout jouer un rôle "électrochoc" sur l'hypophyse et faire resynthétiser à cette glande endocrine de la LH et de la FSH endogène. MAIS cet effet peut aussi te desservir dans le cadre d'une relance.
Car ce que tu cherches à faire, c'est relancer ton axe à son plus haut niveau, c'est à dire la resynthèse de GnRH endogène. Or, là, tu substitues ta GnRH endogène à une GnRH exogène sur-puissante. Donc un effet suppressif possible sur cette dernière ? (FAUX, CF: mon post plus bas)
(c'est d'ailleurs le principe de la castration chimique lorsque les injections de Triptoréline sont multipliées dans le temps).
De plus, la LH et FSH nouvellement sécrétées sous l'action de la Triptoréline, vont entrainer à leur tour une sécrétion de Testostérone endogène et renforcer le rétro-contrôle négatif sur l'hypothalamus et l'hypophyse.
En conclusion: Je pense que la Triptoréline, la Leuproréline ou tout composé GnRH-like doivent être utilisés en cas de crash hormonal persistant malgré une relance classique effectuée. Et non en tant que relance principale.
Dans une optique de "relance", l'important est déjà de maintenir une activité testiculaire pendant la cure via le hCG. A la fin du cycle, inhiber les oestrogènes très spécifiquement sur l'hypothalamus et l'hypophyse grâce au Clomiphène afin de relancer la sécrétion de GnRH. Si le rétro-contrôle des oestrogènes n'est pas assez fortement inhibé, possibilité d'utiliser à doses légères un inhibiteur de l'aromatase.
A partir de là, un dosage sanguin s'impose.
Si et seulement si, les dosages de gonadolibérine (GnRH), gonadotrophines (LH et FSH) et Testostérone sont complétement à la ramasse (Crash), alors une dose choc de super-agoniste de la GnRH peut être utile.
C'est en tout cas mon point de vu.