Hello, les amis.
Beaucoup à dire ici et pas mal d'imprécisions.
Comme les autres, je te dirais que 10 semaines de winstrol, c'est trop.
Quand on prépare une compétition, on peut prendre quelques risques et encore, aucun athlète que je prépare ne fait cette durée en Winny inject.
Cette molécule est dure pour le foie et on va voir pourquoi cela est mauvais, spécialement pour toi:
Les œstrogènes sont au nombre de trois :
L'œstrone (E1), œstradiol (E2) et œstriol (E3). À concentration égale, l’E2 exerce un effet biologique plus puissant que l’E1 qui lui est plus puissant que l’E3. L’E2 peut être converti réversiblement en E1 et en E1-sulfate. Ce sulfate est le métabolite quantitativement le plus important dans la circulation ; cette conversion enzymatique a lieu dans le foie.
Alors, pourquoi fait on tester ses E2 en cure?
Parce que c'est la partie d'oestrogènes la plus agissante.
Que va t'il se passer de la conversion en E1 (moins vectrice de soucis) si ton foie est haut en transaminases?
C'est comme ça que j'ai eu un gars qui a fait une gynécomastie avec uniquement une cure d'oral (anavar et win), pas conseillée par moi, évidemment.
Ensuite dans ton plan, vient ce soucis d'antioestrogènes en cure :
Un échange de mail avec Bayer m'a permis de savoir que la composante anti oestrogénique du proviron est faible et que ce n'est absolument pas sa fonction première.
C'est un excellent produit qui aide la libido et abaisse la shbg, laissant plus de champ d'action à la testo libre.
On peut néanmoins le prendre comme anti aromatase sur des cures légères et si on a pas de prédisposition à la gynécomastie.
Ce qui n'est pas ton cas.
Le nolvadex, pas terrible non plus.
C'est un bloqueur de récepteurs oestrogéniques mais absolument pas un anti aromatase...
Dans l'extrême, méthode datant de 20 ans, tu peux associer nolvadex et proviron sur ta cure, ce qui est un bon compromis mais vu que ça amoindri l'efficience des stéroïdes pris en concomitance, c'est à réserver pour des cures plus chargées en testo ou autre.
Tu as des anti oestrogènes réels ou des suicides aromatase qui dosés savamment sont bien plus efficaces : Arimidex, exemestane.
Sinon, il y a cet Hcg en plein milieu de cure (semaine 5) à 1500ui.
L'hcg de cure pour maintenir le signal axe, se prend à partir de semaine 3 avec des esters longs ou bien plus tôt avec des esters courts comme les tiens et ce en dosage plus léger.
C'est une méthode bien plus douce et les relances sont grandement améliorées.
De plus, tu es sensible à la gynécomastie et tu balances des doses de hcg en pleine cure, sans rien pour supprimer la hausse des oestrogènes qui va en résulter.
L'hcg est un extrait d'urine de femme enceinte et très oestrogénique.
C'est pour ça que certains font de belles gynécomasties en relance et ne comprennent pas.
Pour finir, la relance :
Je ne connais pas tes capacités à relancer mais là, ça me semble bien léger et les produits mal choisis.
Le létrozole, rien à faire là (encore que vu ce qui se prépare, à mon avis, il va rester...).
Il a un léger effet de relance sur l'axe mais vu comme il est supresseur de libido, je ne pense pas que ce soit le bon endroit pour le prendre.
Certains ici ne me contrediront pas sur cet effet...
Le clomid, oui, mais à savoir qu'il a petit côté oestrogénique peu favorable dans l'atmosphère générale de ta cure...
Il agit aussi (selon les personnes) sur le moral.
Alors une association clomid et létrozole, je pense que Prozac en plus serait un bon apport (je plaisante).
Ce que j'en pense :
Avec un peu de chance, ça peut passer.
Mais vu que tu associes une testo très convertible, un progestatif, que ton foie va sûrement élever ses transaminases, que ton taux de testo va se ramasser en début de relance et que les estrogènes qui auront déjà bien grimpés en cure sans AI adaptés vont se coller au plafond en relance, tu risques de voir ta gynécomastie repartir de plus belle.
Peut être pas avec le létro mais si tu le prends, tu vas voir ce qu'est un crash hormonal avec dépression à la clé et le physique que ça engendre.