@ Gear : Cannibal Holocaust de l'italien Ruggero Deodato, faux snuff movie, qui fit grand scandale au festival de Cannes, et mit en émoi toute l'Italie. Nous étions dans les années 80, et Deodato s'inscrivait dans la mouvance initiée par Mario Bava, dans les années 60, puis par Dario Argento (de la grande époque, maintenant c'est plutôt Dario Moreno) et par le très grand maître du Gore italien, (le gore nichon) le très regretté Lucio Fulci.
Brr, j'ai peur, eh bien non, le frisson ce n'est pas forcément du gore, vrai ou faux, des tripes et du sang, vos photos sont trop beurk les gars, pour faire frissonner; tout juste une bonne gerbe sur les chaussures de son pote de salle.
Non, le grand frisson sera de savoir si les 10 norma d'europeanabolic vont pas vous foutre la diarrhée, vous donner un festival de boutons purulents et suintants, ne vous feront pas accélérer le cœur jusqu'à ce qu'il cesse de battre, tandis que vous écouterez avec angoisse, excitation, et regrets, l'aiguille pénétrer si profondément le muscle qu'elle risque d'atteindre le nerf sciatique, ou même percuter l'os de la hanche.
Le grand frisson ce sera quand un abcès purulent creusera vos chairs et les rendra putrides et nauséabondes, transformant vos jolies fesses rebondies en champ de mines nécrosé.
Le grand frisson ce sera quand vous baisserez votre slip pour honorer bonbonne, et que vous apercevrez que le serpent que vous admiriez jadis s'est transformé en couleuvre. Et il est difficile, de faire avaler des couleuvres à bobonne.
Le grand frisson, c'est dans 30 ou quarante ans, quand vous regarderez, contrits, l'obèse ventripotent que vous êtes devenus, les seins flasques, la chair molle et tremblotante de vos abdos évanouis.
Et vos chicots.
Tiens ! Un vient de tomber dans la bonde du lavabo. Deling deling.
C'est alors, que vous comprendrez, qu'il est déjà trop tard.